Projet final no-code
Cadrer un projet utile et mesurable
Choisir un petit besoin, une réussite observable et une solution sans outil imposé.
Imagine que
Tu veux construire un petit pont. Avant de choisir les matériaux, tu précises qui doit traverser, quelle distance franchir et comment vérifier que le pont tient. Un projet IA commence aussi par le besoin, pas par l’outil. Le projet final est no-code : tu peux travailler sur papier, avec des cartes, un tableau ou un service autorisé. L’objectif est de montrer une méthode responsable, pas une performance technique.
Choisis une tâche limitée et réversible : proposer le plan d’une affiche, préparer une checklist, classer des idées fictives ou reformuler une consigne publique. Écris le résultat attendu et un critère observable. Définis ce qui reste hors périmètre. Prépare ensuite un prompt O-C-F-L et une grille STOP IA. Si une règle simple suffit, tu peux conclure que l’IA n’est pas nécessaire : c’est une réussite de conception.
Exemple
Projet : aider à préparer une checklist de sortie scolaire fictive. Objectif : obtenir un brouillon en cinq rubriques. Contexte : public débutant, aucun nom d’enfant. Format : cases à cocher. Limites : ne pas inventer de règle locale, signaler les points à confirmer par l’adulte. Réussite : toutes les rubriques sont compréhensibles et chaque fait local possède une source vérifiée.
À toi de jouer
Rédige une fiche d’une page : besoin, utilisateur fictif, résultat, mesure de réussite, données interdites, O-C-F-L, STOP IA et solution de secours sans IA. Tu peux dessiner le prototype. Pour un enfant, l’adulte choisit le sujet, conserve le rôle de pilote et interdit toute donnée réelle ou création de compte non autorisée.
Piège à éviter
Ne choisis pas un problème trop large comme « améliorer l’école » ou « décider qui mérite une aide ». Évite les décisions sensibles, la surveillance et les données personnelles. Ne change pas d’outil à chaque difficulté : améliore d’abord le besoin et les critères.
À retenir
Un bon projet est petit, utile, testable, réversible et supervisé. La question n’est pas « pouvons-nous mettre de l’IA ? », mais « est-ce nécessaire, sûr et meilleur qu’une solution simple ? »